Adblockers : des statistiques alarmantes pour les éditeurs

Stephane Gendrel _ 13 février 2016
Adblockers
Le blocage de publicités devient un réel problème pour une partie de l’industrie et notamment pour les éditeurs vivant de la publicité. La dernière mouture de l’étude de la branche UK de l’IAB (Internet Advertising Bureau) et une autre d’Adobe et Pagefair (une société combattant les Adblockers) ont de quoi faire peu…

18% des adultes anglais utilisent un Adblocker (en augmentation de 15% depuis juin, ceci est probablement dû à l’emballement médiatique autour du sujet). Les hommes plus que les femmes et les 18-34 ans plus que les autres tranches d’âge. Aux USA, c’est16% de la population. Et pour la génération Y (appelé « millennials » aux USA), ce serait 63% de la classe d’âge.

Les personnes utilisant un bloqueur de pub seraient 198 millions dans le monde en août 2015.

Et le phénomène prends de l’ampleur puisque le nombre de personnes bloquant des publicitésa augmenté de 41% dans le monde en 1 anet de 82% au Royaume-Uni.

La moitié des utilisateurs souhaitent bloquer toutes les publicités (le reste préfèrerais des blocages sélectifs) mais seulement 44% sont conscients que  la publicité finance le contenu gratuit (note pour les éditeurs : il y a probablement là un gros effort de pédagogie à faire).

Le coût de l’Adblocking serait de 22 milliards de dollars de par le monde selon une étude Adobe / Pagefair : ça sent l’extrapolation à plein nez mais cela donne quand même un ordre de grandeur financier au problème.

Le phénomène n’a donc pas fini de faire parler de lui et il va certainement devenir un soucis de plus pour les éditeurs vivant de la publicité.

Du point de vue des annonceurs, le problème est moindre puisqu’une publicité bloquée n’est pas diffusée et par conséquent pas facturée (normalement). Toutefois, si le problème s’amplifie, les problèmes peuvent arriver :

  • Augmentation du prix de publicités
  • Recours plus fréquent à la fraude si le décalage entre l’inventaire théorique (donc vendable si ce n’est vendu !) et l’inventaire réel se creuse : fraude ‘gentille’ comme la diffusion des publicités sur des emplacements prestigieux ou fraude réelle comme l’utilisation de robots à faire des impressions

En tout état de cause, le phénomène est à prendre au sérieux par l’ensemble du monde de la publicité.

Résultats sur le site de l’IAB UK : New IAB UK research reveals latest ad blocking levels

Le rapport Adobe / PageFair est accessible ici.

Stephane Gendrel

Demandez un audit

  • Optionnel
  • Optionnel
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.